Une revendication violente

Les revendications sont aussi vieilles que le monde. Il y a toujours eu une lutte de pouvoir
à chaque époque dont on se souvient, des gens qui ont ressenti le devoir de revendiquer
un droit fondamental ou acquis. Le problème de toute bataille est de trouver l’équilibre entre les deux parties avec droit.

 

Du point de vue humain, il y aura toujours une tendance pendulaire au déséquilibre, et cycliquement il y aura des conflits pour équilibrer les classes, l’économie, la société. « Il n’y a pas de juste, pas même un seul » (Romains 3:10 BDS), qu’il s’agisse d’un gouvernant ou d’un homme du peuple.

 

Le problème avec les revendications conventionnelles est que les êtres humains tiennent pour acquis qu’il n’y a pas de référence morale plus élevée que la leur. Le manque de références fiables, stables et durables conduit à une instabilité sociale cyclique.

 

Revendiquer le droit est juste, bon et désirable, s’il est accompagné du bon esprit. Dans le moment où l’esprit qui accompagne ces manifestations dégénère en violence au détriment des autres, il déforme et dévalorise le droit revendiqué, s’il ne l’annule pas complètement, même s’il était légitime.

 

Cette dénaturalisation d’un dialogue légitime s’est produite pour la première fois au ciel même, lorsque Lucifer a réclamé la démission de Dieu pour prendre sa place (Isaïe 14:12-14). Elle a finalement dégénéré en une véritable « guerre dans les cieux » (Apocalypse 12:7-9) qui s’est terminée en une guérilla (2 Pierre 2:19) avec des boucliers humains manipulés contre leur volonté (1 Jean 5:19).

 

S’il y a une cause pour laquelle je me bats chaque jour, c’est de libérer des esprits de cette captivité (Actes 26:18) et de réclamer ainsi la vraie Justice (Psaume 89:14). S’il vaut la peine de revendiquer quelque chose dans cette vie, c’est la restauration de l’ordre perdu dans l’Univers (Psaume 103, 20-22) et, finalement, le caractère de celui qui a été injustement remis en cause depuis le temps des origines et qui, pour avoir été exclus de la vie publique, on en perçoit l’absence de son caractère dans notre société contemporaine (1 Jean 4:8).

 

Je revendique aujourd’hui les droits de tout être humain, mais surtout le droit fondamental à une vie durable et de qualité (Jean 3:16) qui ne correspond pas toujours aux attentes humaines. Je revendique ces droits tous les jours de ma vie, pour moi-même et pour les autres.

 

Pedro Torres – Rédacteur en chef de la Revue Adventiste – Édito Janvier 2019.

Téléchargez l’article sous format PDF ici.

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