Je suis en grève et je fais la grève

Avant que le lecteur ne juge ma déclaration, j’aimerais d’abord rappeler ce qu’est une grève. La grève est un droit reconnu à tous les employés d’une entreprise, mais ce n’est pas le cas partout dans le monde. Une grève est la cessation d’une activité lucrative afin de libérer du temps pour le consacrer à la revendication de droits professionnels. C’est également la légitimation d’un droit non encore acquis, en vue d’une amélioration des conditions actuelles ; ou bien un protêt contre la perte des droits en vigueur ou dans un futur proche.

« Être en grève » diffère de « faire la grève ». Faire la grève, c’est cesser de travailler pour consacrer ce temps libre à des activités vindicatives. Mais malheureusement les conséquences contraignantes ont des enjeux économiques personnels et cherchent à changer une réalité.

Être en grève, c’est arrêter le travail. Elle a aussi un coût financier, mais la principale forme de « revendication » est simplement d’entraver la production d’une entreprise, sans chercher une solution. C’est ce genre de grève qui dérange ceux qui ne sont responsables de rien.

Nombreux pourraient, à juste titre, amender ma brève explication. Mais l’intérêt se centre sur la différence de ces deux approches pour aborder un problème, en passant la grève.

Je déclare être en grève pour exprimer ma désapprobation sur les injustices dans ce monde. Il est inacceptable de voir les droits bafoués, c’est intolérable qu’aucune amélioration se fasse dans la société, à commencer par mon église. Mais se déclarer en quelque chose, c’est d’« être en », sans rien faire. Cela ne suffit pas ; à part gêner ceux qui m’entourent, faisant ainsi d’eux des victimes d’injustice tout comme je le suis.

Être en grève, doit être suivi de faire la grève si je veux changer le monde et mon église. Il ne s’agit pas seulement de protester de manière passive ou dans l’agitation stérile. L’action ou plutôt, ARRÊTER de faire quelque chose pour commencer à agir de manière profitable. Voilà pourquoi la grève doit commencer par soi-même. Identifier en moi ce que je dois cesser de faire, avec les conséquences qui en découlent, un prix à payer ou e plus recevoir sa paye. Peut-être que je devrais cesser de rechercher constamment la reconnaissance, le prestige, l’abus de pouvoir ou de statut, pour mobiliser toutes ces énergies, ce temps et tant d’efforts déployés en une activité dont l’objectif serait plus efficace qu’aucune grève, un changement.

Faire la grève, c’est cesser de faire quelque chose pour rechercher activement un plus grand bien commun qui profite à un maximum en plus de ma petite personne.

Jésus, mon modèle en tout, s’est déclaré en grève et a fait la grève. Il a détecté une incroyable montée d’injustice, appelée péché, et a cessé son activité de Souverain de l’Univers, et a quitté son poster et est parti, ou plutôt, est venu dans le monde et faire la grève. Il a arrêté de recevoir des éloges, de la reconnaissance pour former un piquet de douze hommes de mission, parmi lesquels se comptait un non-gréviste. Il s’est mobilisé pendant trente-trois ans et demi. Les tracts qu’il distribua pour informer du Royaume des Cieux furent rassemblés dans ce qui est maintenant la Bible, prolongeant ainsi sa grève jusqu’à ce jour. Je prends à cœur sa cause. Je suis en grève, et je fais Sa grève.


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